Vrai, mon bon, vous passez l'hiver à la campagne
Sans clubs, sans boulevards ? Qu'y faites-vous, grand Dieu.
— Je draine le vallon, je boise la montagne ;
Je lis, j'écris, je pense et cause au coin du feu.
— Mais encore ? — Parfois, mon fusil sur l'épaule,
Mon chien sur les talons, qui chasse en amateur,
Je cherche l'écureuil caché dans un vieux saule
Ou je manque un lapin qui me nargue, moqueur.
— Et puis ? — Souvent je suis sur la neige la trace
De quelque bûcheron que j'ai bientôt rejoint.
— C'est tout ? — Ce fils des bois, d'antique et forte race,
Me donne des leçons. et ne s'en doute point. »