Il possède aujourd'hui quelque bien, ce bonhomme,
Et ne s'est point pris mal pour arrondir son champ ;
Dans son verger l'on cueille abricot, poire, pomme
Et sa vigne mûrit sur un coteau penchant.
Mais ces trésors acquis par sa sueur féconde
Ne lui suffisent pas ;
Il marche sûrement vers fortune plus ronde
Jour par jour, pas à pas.
Il suit l'occasion, la saisit, en profite ;
Il reçoit volontiers ce qu'on lui donne ; mais…
Si son bœuf est malade, il le soigne bien vite,
Tandis que, pour sa femme, un médecin ? jamais !