Je suis un point perdu des Vosges
Et n'ai pas d'autres ornements
Que les convolvulus, les sauges
Et la vigne aux noueux sarments.
L'humble clocher de mon église,
Le curé qui m'évangélise,
Aux grands demeurent inconnus ;
Mes princesses sont des fermières ;
Parfois l'on trouve en mes chaumières
Huches vides et foyers nus…
Pourtant l'on me jalouse en France
Depuis un âge reculé,
Car, sous mon chaume, prit naissance
La vierge au glaive immaculé.