Dressant bien haut ma tête fière,
Au crâne chauve, au front étroit,
Je fais sourdre une humble rivière ;
L'alun m'irise en maint endroit.
En mes flancs sommeillent des laves
Sous le sombre basalte esclaves
Et que l'on n'ouït plus gronder…
Le Cantal de loin me salue ;
J'ai les amples monts Dôme en vue
Et des lacs nombreux à sonder.
Mais si les fleurs font ma parure
Et les rocs vifs mon ceinturon,
Plus grande encor que la Nature,
La croix est mon divin fleuron.