C'est Noël : l'orphelin, sous les froides rafales,
Traîne ses pieds meurtris dans la neige des dalles
Et frotte en grelottant ses deux petites mains…
Il passe devant lui de rapides voitures,
Des enfants dédaigneux dans leurs chaudes fourrures
Et souriant d'avance à d'heureux lendemains…
Mais, sous le vent d'hiver, la charité circule,
Espoir des désolés, soleil des sombres jours ;
La désolation devant elle recule…
Orphelin, prends ta part de bonheurs et d'amours.