Celui de Pierre est long, maigre, jaune, difforme ;
Pierre a plus d'un ami qui l'appelle héron !
Celui de Paul est court, apoplectique, énorme :
Paul a, de ses tonneaux, l'aspect solide et rond.
Il repose les yeux, et la bonne Nature
En tous lieux l'a placé sous les regards humains :
Au flanc des monts altiers de rocheuse structure
Et dans les vals ombreux sur le bord des chemins.
L'épais taillis l'étend sur la mousse touffue
Dont le tapis moelleux éteint le bruit des pas.
Le grand dîner l'étale ; il plaît à notre vue,
Qu'il soit à la française, ou bien qu'il n'y soit pas.