« Jeannette, où vas-tu donc ? … Il ne faut pas, hautaine,
Me marcher sur les pieds sans me dire un seul mot.
— Laisse-moi, laisse-moi ! Je cours à la fontaine
Où m'attend Sylvinette en croquant le marmot.
— Je ne t'arrête plus ; mais du moins, tout à l'heure,
En repassant, fais halte ou je me fâcherai.
Je t'attendrai pour sûr au seuil de ma demeure
Et dans ta cruche pleine aisément je boirai.
— Je comprends… Pas si bête ! Il te faut des nouvelles
Fraîches de ce matin… le dessus du tonneau !
Je vais donc à ton gré t'en rapporter de belles
Et te verser d'un coup mes cancans et mon eau. »