Claudine, la jeune fermière,
À l'œil à tout dès le matin ;
Elle se lève la première,
Ce qui lui fait un joli teint.
Tout reluit sous sa main proprette
Au bruit de son rire perlé ;
Il n'est pas d'obscure cachette
Que ne découvre son balai.
Elle n'avait ni sou ni maille
Lorsque l'épousa le grand Jean :
« Mais, dit-il, femme qui travaille
Vaut son pesant d'or et d'argent. »