Mon âme est lourde… et la tristesse
Y répand ses grises vapeurs ;
Une peine vague m'oppresse,
Avec de dolentes torpeurs…
Mais l'aérienne hirondelle
Soudain s'élève à l'horizon ;
Elle revient à tire-d'aile
Vers ma pauvre et vieille maison.
Ah ! je ne me sens plus songeuse,
Rien ne me fait peur à présent ;
Car, des beaux jours, la voyageuse
Est toujours le premier présent.
La voici ! rapide elle glisse…
Curieux de l'apercevoir,
Le bourgeon pourpré se déplisse…
Salut, Printemps ! salut, Espoir !