C'est la ville : Je n'ai qu'un horizon de pierre ;
Je marche sur la pierre, on en a mis partout !
Le soleil sur les murs me brûle la paupière ;
Sous mon crâne, je sens ma cervelle qui bout !
Je heurte à chaque pas la voiture qui roule,
Le chanteur ambulant, le crieur de journaux.
Tout m'écœure : aussi bien le contact de la foule
Que l'odeur des sous-sols où flambent les fourneaux.
J'envie en soupirant le pâtre qui n'amasse
Ni rentes ni lingots, mais n'est pas moins heureux ;
Sur la mousse au grand air s'étend et se délasse
Et vit indépendant au sein des vals ombreux.