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1883

IV

Mélanie BOUROTTE

« Palmyre, entendez-vous, dans la verte ramure, Des brises du printemps l'aérien murmure ? — J'aime mieux écouter l'orchestre qui, là-bas, Enivre de plaisirs la foule en ses ébats.

— Palmyre, voyez-vous briller là-haut sans voile Ce soleil de la nuit qu'on appelle une étoile ? — Le moindre diamant vaut bien plus à mes yeux Qu'un astre au pâle disque allumé dans les cieux.

— Palmyre, voulez-vous, au lever de l'aurore, Cueillir les fraîches fleurs dont le mont se décore ? — Non : je me lève tard, et quand j'ai bien dormi, Je préfère un bifteck au lis épanoui.

— La nature, en un mot, ne me dit rien qui vaille, Et j'en laisse le culte à qui chante ou rimaille. — Palmyre, je vous plains ! … Adieu, vous que j'aimais ! Mon cœur désenchanté se déprend pour jamais ! »

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