Toutes les passions, comme une meute infâme,
Ensemble, sur mon cœur, ont bondi par milliers :
Molosses haletants, dogues à l'œil de flamme,
Tout hurle et tout aboie à travers les halliers ;
J'ai franchi les ravins, et, comme un cerf qui brame,
J'ai rougi de mon sang la ronce des sentiers.
L'hallali furieux sonne au fond de mon âme !
J'entends le bruit des cors et le pas des coursiers !
Déjà les chiens maigris font cercle à la curée ]
Tous, les jarrets tremblants et la langue tirée,
De ma chair qui palpite attendent un lambeau…
Il est temps ! il est temps ! — Toi qui suivis la chasse,
Viens ! de ta blanche main je veux le coup de grâce !
O femme au doux sourire, apprête ton couteau !