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1876

XXXIII

Maurice BOUCHOR

J'ai pendant longtemps caressé ce rêve De poser mon front sur ta joue en feu, Te laissant, le soir, un dernier adieu, Mots inachevés que le cœur achève.

J'ai rêvé d'un long et tranquille amour, De baiser tes mains aux longues soirées Ou de caresser tes tresses dorées, Et de nous aimer jusqu'au dernier jour.

Un calme foyer lorsque le soir tombe Et que Février souffle à nos carreaux ; De vieux souvenirs, des rêves nouveaux, Et, quand finiront ces rêves, la tombe.

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XXXIII · Maurice BOUCHOR · Poetry Cove