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1876

XXVII

Maurice BOUCHOR

Malgré tant de chansons sur tes yeux et ta bouche, Je t'aime d'un amour presque immatériel, - Pur comme la rosée et comme l'air du ciel, Et l'aile de mes vers avec respect te touche.

Car tu fais resplendir les matins enchantés D'un éclat émané de ta beauté sans tache ; Pour chanter ta louange il faut que je me cache, Et je m'adresse à toi comme aux divinités.

Et du vaste univers en toi palpite l'âme ; Le soleil et les fleurs, la grâce de l'oiseau, Tout cela vit en toi plus suave et plus beau : Et la nature a pris la forme d'une femme.

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XXVII · Maurice BOUCHOR · Poetry Cove