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1876

XXI

Maurice BOUCHOR

En revenant, je regardais Le ciel étincelant d'étoiles Qui balançait, somptueux dais, L'azur et l'or de ses grands voiles.

En suivant les sentiers en fleurs Je chancelais comme un homme ivre ; Il nous tire de larges pleurs, Le premier jour qu'on se sent vivre.

Je marchais les yeux éblouis, Perdu dans la splendeur des choses ; A mes rêves épanouis Se mêlaient des senteurs de roses.

Je me rappelais son baiser Et sa souple taille qui ploie ; Et mon cœur prêt à se briser Éclatait en sanglots de joie.

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