En revenant, je regardais
Le ciel étincelant d'étoiles
Qui balançait, somptueux dais,
L'azur et l'or de ses grands voiles.
En suivant les sentiers en fleurs
Je chancelais comme un homme ivre ;
Il nous tire de larges pleurs,
Le premier jour qu'on se sent vivre.
Je marchais les yeux éblouis,
Perdu dans la splendeur des choses ;
A mes rêves épanouis
Se mêlaient des senteurs de roses.
Je me rappelais son baiser
Et sa souple taille qui ploie ;
Et mon cœur prêt à se briser
Éclatait en sanglots de joie.