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1876

XLIX

Maurice BOUCHOR

Elle devait partir au point du jour. Mes yeux Voyaient fuir mon bonheur ainsi qu'une fumée ! Longtemps je regardai sa fenêtre fermée, Comme un damné pleurant à la porte des cieux.

Et je pensai — chargeant d'un message amoureux Pour la dernière fois la brise parfumée : « La maison soit bénie où dort ma bien-aimée, Puisse-t-elle rêver que nous sommes heureux,

Et les anges du ciel la prennent sous leur aile ! » Le lendemain matin, quand je m'approchai d'elle, Je vis bien qu'elle avait pleuré toute la nuit. Puis, voyant le ciel rose et gris comme une opale,

Avec un grand soupir je baisai son front pâle, Et cette vision blanche s'évanouit.

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