Aimée, aux jours lointains où nous nous reverrons,
Quel baiser collera ma bouche sur la tienne !
Et pour que notre cœur s'éveille et se souvienne
Comme nous pleurerons et comme nous rirons !
Tu te rappelleras comme, inclinant nos fronts,
Nous écoutions chanter la brise aérienne
Qui, parfumant le ciel léger de son haleine,
Jetait sur nos genoux muguets et liserons.
Bien des jours sont passés… Aux soirs mélancoliques,
Alors qu'étincelaient les cieux doux et mystiques,
Le cœur de la Nature amoureuse battait,
Tressaillait d'une joie infinie, et chantait…
Quelques barques fuyaient, arrondissant leurs toiles,
Et je te regardais regarder les étoiles !