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1876

X

Maurice BOUCHOR

O bon soleil, par qui tout se métamorphose, Pourpre qui vêts le sol et frissonnes sur lui, Dans les jardins du ciel tu t'es épanoui Comme un large bouton de rose.

Quand la brise, apportant un parfum de fraîcheur, Soulève les cheveux des belles matineuses, Toi, tu sèmes dans l'air tes feuilles lumineuses Qui colorent l'azur d'une exquise rougeur.

Comme un prince aux splendeurs vraiment orientales Ou comme le plus grand des empereurs romains, Divine fleur, tu fais tomber sur les chemins Ta neige rose de pétales.

Il en tombe toujours ! Chacun peut à loisir Absorber à longs traits la lumière sacrée : La rose est toujours là, radieuse, empourprée, D'où s'exhalent sans fin la vie et le plaisir.

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