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1876

TES YEUX

Maurice BOUCHOR

Tes yeux sont deux saphirs verts Ou deux émeraudes bleues Qui rejettent à cent lieues Les louanges de mes vers.

C'est la mer phosphorescente, Car on y voit luire encor Plus d'une étincelle d'or A nos yeux éblouissante.

Et moi, songeur devant eux Et cherchant à les comprendre, Jamais je ne pourrais rendre Le mystère de tes yeux ;

Car leur cruelle ironie Qui brille et sourit sans fin Se mêle au charme divin D'une tendresse infinie.

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