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1876

IX

Maurice BOUCHOR

Ses cheveux avaient les parfums étranges Que doivent avoir les ailes des anges ; Elle s'en venait vers moi, bien souvent, Ses grands cheveux blonds mêlés par le vent.

Et dans un instant divin de paresse, Grisant nos deux cœurs d'une même ivresse, Nous restions à dire avec des baisers Que nous n'en pourrions jamais dire assez.

Et ces heures-là duraient deux secondes ; Ma main se jouait dans ses boucles blondes ; Et tout en causant jusqu'au petit jour, Nous fêtions le saint qu'on appelle amour.

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