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1876

A LORD BYRON

Maurice BOUCHOR

Ah ! vivre comme toi, grand cœur désespéré, Et mourir comme toi sur la terre étrangère ; S'enfuir en Orient pour chercher la lumière, Et chanter jusqu'au bout comme un cygne sacré.

Ayant tout épuisé, l'amour, le vin doré, Toi, tu n'attendis pas le commandeur de pierre ; Et tu sus te créer une ivresse dernière, Trépassant en héros et de gloire entouré.

Oui, la mer te lassait de sa plainte éternelle, Car ton âme, ô Byron, était plus grande qu'elle ; Et, fatigué de tendre à l'Inconnu tes bras, Tu voulus d'un seul bond te jeter dans l'abîme,

O poëte immortel, effrayant et sublime Qui mourus pour un rêve et qui n'y croyais pas !

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