Viens, accours, fille jolie ! Viens, que j'oublie en ton sein Le chagrin, Qui, partout, dans cette vie,
Suit le pauvre pèlerin ; Qu'un autre envieux de la gloire Dans le tracas coule ses jours ; Moi, toujours,
Riant de ce mot illusoire, Je n'ai que la soif des amours ! Viens, accours, fille jolie ! Viens, que j'oublie en ton sein
Le chagrin, Qui, partout, dans cette vie, Suit le pauvre pèlerin. Qu'un buveur, la tasse remplie,
Aux coteaux consacre ses jours ; Moi, toujours, Sans goût savourant l'ambroisie, Je n'ai que la soif des amours !
Viens, accours, fille jolie ! Viens, que j'oublie en ton sein Le chagrin, Qui, partout, dans cette vie,
Suit le pauvre pèlerin. Qu'un ladre accumulant sans cesse, Sur ses trésors traîne ses jours ; Moi, toujours,
Méprisant honneurs et richesse, Je n'ai que la soif des amours ! Viens, accours, fille jolie ! Viens, que j'oublie en ton sein
Le chagrin, Qui, partout, dans cette vie, Suit le pauvre pèlerin. Qu'un Anglais trace sur la tombe
Des vers sombres comme ses jours ; Moi, toujours, Sur des fleurs ma lyre retombe, Je n'ai que la soif des amours !
Viens, accours, fille jolie ! Viens, que j'oublie en ton sein Le chagrin, Qui, partout, dans cette vie,
Suit le pauvre pèlerin. Le temps éteindra sous ses ailes Les feux ardents de mes beaux jours ; Moi, toujours,
Je serai galant près des belles, Je n'ai que la soif des amours ! Viens, accours, fille jolie ! Viens, que j'oublie en ton sein
Le chagrin, Qui, partout, dans cette vie, Suit le pauvre pèlerin.
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