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Paroles pour un air.

Isaac BENSERADE

NON, je ne prétens pas, dédaigneuse Silvie, Que vous favorisiez mon amoureux transport. Seulement en m’ôtant la vie, Confessez que c’est vous qui me donnez la mort,

C’est le moindre devoir où la pitié convie ; Vôtre esprit, qui se plaît à m’outrager si fort, Peut bien dire en m’ôtant la vie : C’est ma seule rigueur qui te donne la mort.

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