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CHANSON.

Isaac BENSERADE

PAR mes regards, jugez de mon martyre, On me défend, Cloris, de vous l’expliquer mieux : Quelle pitié, d’en avoir tant à dire, Et de n’oser vous parler que des yeux !

Je suis heureux, dans un si beau supplice, Expirant sous les traits dont vous blessez les Dieux ; Mais permettez que mon cœur éclaircisse Par un soupir ce que disent mes yeux.

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