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1697

Autre à Iris.

Isaac BENSERADE

JE garde auprès de vous un silence ennuïeux ; Vous me voyez languir sombre et mélancolique, Inhumaine, du moins laissez parler mes yeux, Si vous ne voulez pas que ma bouche s’explique.

Je vous trouvai trop-belle, et je quittai ces lieux Afin de me soustraire au charme qui me pique ; Hélas ! pour mon repos je vous trouve encor mieux ; Ma blessure se rouvre, et ma flâme est publique.

En vain je dissimule, et déjà de ce feu, Quelque couvert qu’il soit, la clarté brille un peu ; Mais sur vôtre pitié tout mon espoir se fonde. Iris, je m’abandonne entièrement à vous,

Mon cœur est dans les mains les plus belles du monde. Je voy dans vos regards par delà leur courroux.

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