Doux pays où l'on sait la valeur du billon,
O Toi qui te nommas : la pudique Albion,
Angleterre, chaste Angleterre,
Qui l'eût cru ? Du palais jusques à l'atelier,
Chacun de tes toits cèle une «maison Tellier ?»
Cette nouvelle étrangle, atterre !
O Shocking ! qui l'a dit ? qui donc a révélé
Tes dessous ? Nous croyions, naïfs, au rêve ailé
De la miss à longues chaussures !
De même à la candeur du Gentleman rider
Et nous ne pensions pas suspecte sa raideur ;
A-t-on bien dit des choses sûres ?
Le doute, hélas ! n'est pas possible, le Pall-Mall
Gazette nous apprend que l'on a mis à mal
Des très mineures innombrables !
«C'est du joli, dirait Gavroche ! Zut alors !
«Et ta sœur ?» Et sa sœur fait le bonheur des lords
Et d'un groupe d'inviolables !
O pays des John Brown, des royaux Philémons,
Salut ! Et nous qui, loin d'en faire fi, l'aimons
L'impérissable bagatelle,
Nous sommes enfoncés, nous le reconnaissons
L'Anglais, toujours boxeur, s'est écrié : boxons !
Il n'a pas dit : «Quelle âge a-t-elle ?»
Non ! la vierge est à tous ! les vieux, les laids, les beaux,
O veinards ! vous avez dans votre île : Lesbos
Sodome, Gomorrhe et Cythère !
Pleure ! Pleure ! ô Paris ! la pudique Albion
T'enlève la couronne et te dame le pion !
Hip ! hip ! hourrah pour l'Angleterre !