Skip to content
1861

Les Hiboux

Charles Baudelaire

Sous les ifs noirs qui les abritent Les hiboux se tiennent rangés, Ainsi que des dieux étrangers, Dardant leur œil rouge. Ils méditent.

Sans remuer ils se tiendront Jusqu’à l’heure mélancolique Où, poussant le soleil oblique, Les ténèbres s’établiront.

Leur attitude au sage enseigne Qu’il faut en ce monde qu’il craigne Le tumulte et le mouvement ; L’homme ivre d’une ombre qui passe

Porte toujours le châtiment D’avoir voulu changer de place.

Cookies on Poetry Cove

We use cookies to remember your language preference and — only with your consent — to learn how Poetry Cove is used. You can change your mind any time.
Les Hiboux · Charles Baudelaire · Poetry Cove