Skip to content
1861

Horreur sympathique

Charles Baudelaire

« De ce ciel bizarre et livide, Tourmenté comme ton destin, Quels pensers dans ton âme vide Descendent ? — Réponds, libertin. »

— Insatiablement avide De l’obscur et de l’incertain, Je ne geindrai pas comme Ovide Chassé du paradis latin.

Cieux déchirés comme des grèves, En vous se mire mon orgueil ! Vos vastes nuages en deuil Sont les corbillards de mes rêves,

Et vos lueurs sont le reflet De l’Enfer où mon cœur se plaît !

Cookies on Poetry Cove

We use cookies to remember your language preference and — only with your consent — to learn how Poetry Cove is used. You can change your mind any time.
Horreur sympathique · Charles Baudelaire · Poetry Cove