Chaque jour nous apporte une stupeur nouvelle ;
Un nouvel attentat chaque jour se révèle !
Les prisonniers français, mornes, désespérés.
Par la faim, par le froid lentement torturés,
Succombent dans la nuit silencieuse et sombre.
Où le crime se cache et s'enveloppe d'ombre !
Ce n'est pas la prison, l'exil, le château-fort ;
C'est le marais impur, l'assassinat, la mort !
Va ! comble tes forfaits, à nation barbare !
Les peuples indignés te citent à leur barre ;
L'heure de la justice, à la tin, sonnera ;
Les morts se lèveront, le bourreau pâlira !
Tu fais sonner bien haut ce que chaque victoire
Te donne de captifs !… La France veut t'en croire
Ces prisonniers, un jour, nous les échangerons ;
Tu nous a dit leur nombre, et nous les compterons !