Skip to content
1831

LÉONARD DE VINCI

Auguste BARBIER

Salut, grand florentin adoré du Lombard, Au front majestueux, à la barbe luisante ! Devant toi je m'incline, ô noble Léonard, Plus que devant un prince à l'armure éclatante !

Ah ! Que sont les grandeurs que la victoire enfante À côté des trésors de ton âme, ô vieillard ! Que sont les vains lauriers de la guerre sanglante Près des fleurons divins du savoir et de l'art ?

Honneur, honneur à toi ; ta sublime nature Sut à la fantaisie unir la raison pure, Contenir à la fois deux pouvoirs merveilleux ; Semblable à l'astre d'or, qui dans la voûte immense

Et s'élève et s'éteint toujours plein de puissance, Et féconde la terre en éclairant les cieux.

Cookies on Poetry Cove

We use cookies to remember your language preference and — only with your consent — to learn how Poetry Cove is used. You can change your mind any time.
LÉONARD DE VINCI · Auguste BARBIER · Poetry Cove