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1831

CIMAROSA

Auguste BARBIER

Chantre mélodieux né sous le plus beau ciel, Au nom doux et fleuri comme une lyre antique, Léger napolitain, dont la folle musique A frotté, tout enfant, les deux lèvres de miel,

Ô bon Cimarosa ! Nul poëte immortel, Nul peintre, comme toi, dans sa verve comique, N'égaya des humains la face léthargique D'un rayon de gaîté plus franc et naturel.

Et pourtant tu gardas à travers ton délire, Sous les grelots du fou, sous le masque du rire, Un cœur toujours sensible et plein de dignité ; Oui, ton âme fut belle, ainsi que ton génie ;

Elle ne faillit point devant la tyrannie, Et chanta dans les fers l'hymne de liberté.

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CIMAROSA · Auguste BARBIER · Poetry Cove