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1854

[no title]

Jules BARBEY D'AUREVILLY

Oh ! comme tu vieillis ! tu n'en es pas moins belle ; Ton front au poids des ans refuse de fléchir. La rose de ta lèvre est peut-être éternelle, Puisque pleurs ni baisers, rien n'a pu la flétrir !

Oh ! comme tu vieillis ! Je te retrouve toute, Comme autrefois, — après deux ans d'amour cueillis ! Mais sur ce cœur à toi, ton cœur frissonne et doute… Pauvre enfant, comme tu vieillis !

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