Dans ces mois, où souffle un vent Énervant, Les dames, les ballerines Et les élèves de Got
Et Margot Arborent des pèlerines. Sveltes et roses, marchant Et cachant
Les trésors de vos poitrines, Où donc fuyez-vous ainsi ? Loin d'ici, Pèlerines, pèlerines !
Je reconnais ce charmant Vêtement Que la mode immortalise, Long spencer ou court manteau,
C'est Watteau Qui l'offrit à Cidalise. Rose ou noir, ou d'un malin Zinzolin,
Il cachait dans son mystère Vos malicieux desseins Et vos seins, Quand vous partiez pour Cythère.
Votre nef, au jour naissant, Caressant La vague respectueuse, Balançait, près des îlots,
Sur les flots, Sa coque voluptueuse. Charmes toujours enviés ! Vous aviez
Mille grâces à revendre. Vous promettiez vos faveurs Aux rêveurs Tircis, Myrtil et Silvandre,
Oh ! partir ! Suivre au lointain, Le matin, La douce brise marine ! Sur des appas délicats
C'est le cas D'avoir une pèlerine. Elle ne s'ouvre jamais Certes, mais,
Jumelle comme une rime, On sent bien que sous les plis Assouplis Se dresse une double cime.
Et ces monts vieux et nouveaux, Qui sont vos Certificats de civisme, J'explique leurs bouts aigus,
Exigus, Par les lois de l'atavisme. C'est ainsi qu'aux paradis Interdits,
En montrait notre mère Ève ; Mais la blanche floraison En prison Nous enchante comme un rêve.
Car dans les draps, au léger Voltiger, Une cassure est complice, Pour tourmenter à loisir
Le désir, Et sous l'étoffe qui plisse, Le bon régal que d'oser Supposer
Les lumières purpurines Et les feux extasiés Des rosiers Cachés sous vos pèlerines !
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