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1846

[no title]

Théodore BANVILLE

Nous n'irons plus au bois, les lauriers sont coupés. Les Amours des bassins, les Naïades en groupe Voient reluire au soleil en cristaux découpés Les flots silencieux qui coulaient de leur coupe.

Les lauriers sont coupés, et le cerf aux abois Tressaille au son du cor ; nous n'irons plus au bois, Où des enfants charmants riait la folle troupe Sous les regards des lys aux pleurs du ciel trempés,

Voici l'herbe qu'on fauche et les lauriers qu'on coupe. Nous n'irons plus au bois, les lauriers sont coupés.

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