Cette Theresia, que le rustre et la gouge
Ont jadis adorée, une pique à la main
Et triomphant avec son proconsul romain
Sur un char, les cheveux couverts du bonnet rouge,
Dédaignant à présent les caresses du bouge,
Laisse voir ses pieds nus aux ongles de carmin ;
Sa robe, qui frémit sur son corps surhumain,
Est comme un tissu d'air tramé, que le vent bouge.
Ses beaux seins, comme avec des éblouissements
D'astres, sont pris dans un collier de diamants
Qui les brûle d'un clair scintillement d'étoiles ;
Et victorieux, fiers de leurs boutons vermeils
Ils luttent de blancheur avec ces légers voiles,
Et de splendeur avec ce carcan de soleils.