Certes il luira sur nos fronts,
Ce grand jour de nos destinées
Où nous vous ressusciterons,
Saintes villes assassinées !
Toul ! nous te verrons resplendir
Au pied de tes montagnes vertes ;
Et toi qui sus encor grandir
Sur tes places de sang couvertes,
Strasbourg ! après tant de douleurs,
Tes remparts dont la voix s'est tue
Seront jonchés des mêmes fleurs
Que ton héroïque statue ;
Et nous y verrons — c'est demain !
Sous tes guirlandes et tes voiles,
Uhrich élevant dans sa main
Son bâton bleu semé d'étoiles.