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1892

Les Saisons

Théodore BANVILLE

Transformant les horizons Où les nuages s'amassent, D'un pas léger les Saisons Passent.

L'Hiver frileux et subtil, Parmi son pâle cortège, Est blanc comme un lys, quand il Neige.

Le Printemps, dans les palais Sous ses fleurs cache les marbres, Et pose des nids dans les Arbres.

Sous les grands cieux triomphants, L'Été, plein d'apothéoses, Dore les fronts des enfants Roses ;

Et le rouge Automne, cher Au vendangeur, nous enseigne Par son raisin dont la chair Saigne.

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