Skip to content
1884

L'Épouse

Théodore BANVILLE

Par un soir de Juillet, au Bois, Sous la douce brise estivale, L'Épouse trompée, aux abois, A donc voulu voir sa rivale.

Oui, sa rivale heureuse. Enfin ! La voilà donc, cette merveille. C'est elle, sur ce cheval fin Qui porte une rose à l'oreille.

Eh quoi ! c'est ce manche à balai, Cette poupée aux boucles rousses, Qu'il emmenait à Viroflay Sur le velours des vertes mousses ?

Et ces hommes, qu'on voit errer Près de son cheval qui se cabre ! Ils ont vraiment l'air d'admirer Sa bouche ouverte en coup de sabre !

Cookies on Poetry Cove

We use cookies to remember your language preference and — only with your consent — to learn how Poetry Cove is used. You can change your mind any time.
L'Épouse · Théodore BANVILLE · Poetry Cove