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1892

Duel

Théodore BANVILLE

Laquelle des deux, ô mystère ! Prendra pour amant le public ? Théo le dispute à Judic En son appareil militaire.

Judic, s'adressant au parterre Dit : Je rayonne comme un pic ; J'ai le regard du basilic Et la force de la panthère.

Chère aux Amours, je suis comme eux Et l'on peut voir chaque gommeux Emprisonné par mes yeux, comme Un criminel dans un préau.

Mais l'autre, avec sa joue en pomme, Dit : Ego nominor Théo !

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