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1857

CHANSON.

Théodore BANVILLE

Non, messieurs, sur ma parole, Je n'étais pas belle, mais Aussi comme j'étais folle ! Le jupon troussé, j'aimais

Le rire et la gaudriole ! Je chantais Sancho Pança ! Non, messieurs, sur ma parole, Je n'étais pas belle, mais

Aussi comme j'étais folle ! Le jupon troussé, j'aimais Le rire et la gaudriole ! Je chantais Sancho Pança !

Oui, je me souviens de ça ! Avec une gaîté rare Alors je vous amusais, Puis je grattais ma guitare

Et je disais… je disais… Digue, digue, don.Digue, digue, don. Avec une gaîté rare Alors je vous amusais,

Puis je grattais ma guitare Et je disais… je disais… Digue, digue, don.Digue, digue, don. J'avais encor la voix nette,

Les yeux d'étincelles pleins ; Et je jetais ma cornette Par-dessus tous les moulins, Et jamais marionnette

Plus haut ne se trémoussa ! J'avais encor la voix nette, Les yeux d'étincelles pleins ; Et je jetais ma cornette

Par-dessus tous les moulins, Et jamais marionnette Plus haut ne se trémoussa ! Oui, je me souviens de ça !

Avec une gaîté rare Alors je vous amusais, Puis je grattais ma guitare, Et je disais… je disais :

Digue, digue, don.Digue, digue, don. Avec une gaîté rare Alors je vous amusais, Puis je grattais ma guitare,

Et je disais… je disais : Digue, digue, don.Digue, digue, don.

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