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1857

CHANSON.

Théodore BANVILLE

C'est ici que l'on oublie La pâle mélancolie : Nous nous appelons folie, C'est ici qu'on rit encor !

Accueillez nos babioles, Laissez nos danses frivoles Éveiller les chansons folles Avec leurs clochettes d'or !

C'est ici que l'on oublie La pâle mélancolie : Nous nous appelons folie, C'est ici qu'on rit encor !

Accueillez nos babioles, Laissez nos danses frivoles Éveiller les chansons folles Avec leurs clochettes d'or !

Ah ! Souriez-nous ! Le cuivre N'empêchera pas de suivre Notre chant de bonheur ivre ! Nos habits sont tout luisants ;

Suivant la façon commune, Nos poëtes sans fortune, Rêvent au clair de la lune, Nos danseuses ont seize ans !

Ah ! Souriez-nous ! Le cuivre N'empêchera pas de suivre Notre chant de bonheur ivre ! Nos habits sont tout luisants ;

Suivant la façon commune, Nos poëtes sans fortune, Rêvent au clair de la lune, Nos danseuses ont seize ans !

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