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1878

Aurore

Théodore BANVILLE

Jusqu'à toi, jusqu'à toi, mère, divinement Nos vœux s'envoleront dans un rêve charmant. Tu le sais, tes enfants silencieux t'adorent. Que les bois dépouillés, et les cieux qui se dorent,

Veillent sur ta demeure avec un soin jaloux ! Que le soirs, que les jours et l'ombre te soient doux ! Car tu fis ton bonheur de veiller sur nos âmes. Grâce à toi, depuis l'heure obscure où nous pensâmes,

Notre matin riant, céleste et couronné Brilla comme une aurore, et tu nous as donné L'amour du Beau, par qui tout s'éclaire et flamboie Et ta bonté fidèle, et ta force et ta joie.

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