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1884

A Zola

Théodore BANVILLE

Pour savourer votre roman, Je néglige Saint-Arroman Et Fanfreluche, Car avec sa vaillante amour,

Votre Pauline est à son tour Ma coqueluche. Mais dans ce livre soucieux, Qui met des larmes dans mes yeux

Et sur ma joue, On rencontre, mon cher Zola, Un seul mot qui me désola. Oui, je l'avoue.

Quand sous les rameaux du pommier Qui fut dépouillé le premier, Blanche, elle rêve, (Peut-être du futur Abel,)

Ce qui fait alors le plus bel Ornement d'Ève ; Ce que Théophile Gautier Chanta, savant dans son métier

Jusqu'au sublime ; Par un effroi nauséabond, Ce que le peintre pudibond A tort supprime ;

Or ou sombre nuit dans les lys Qui font la beauté de Cypris Divine et tendre, Ce qui sied à leur floraison,

Mon ami, vous avez raison De le lui rendre. Mais vous, peintre aux accords savants, Associez les bruns vivants

Avec l'ivoire ! Car bien que la Galigaï Aux jours de son règne haï Fût assez noire,

O mon ami, c'est entendu, Même alors, et dans ce temps du Maréchal d'Ancre Dont le sang nous éclaboussa,

On n'a jamais appelé ça : La tache d'encre !

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