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1913

[no title]

Guillaume APOLLINAIRE

J'observe le repos du dimanche Et je loue la paresse Comment comment réduire L'infiniment petite science

Que m'imposent mes sens L'un est pareil aux montagnes au ciel Aux villes à mon amour Il ressemble aux saisons

Il vit décapité sa tête est le soleil Et la lune son cou tranché Je voudrais éprouver une ardeur infinie Monstre de mon ouïe tu rugis et tu pleures

Le tonnerre te sert de chevelure Et tes griffes répètent le chant des oiseaux Le toucher monstrueux m'a pénétré m'empoisonne Mes yeux nagent loin de moi

Et les astres intacts sont mes maîtres sans épreuve La bête des fumées a la tête fleurie Et le monstre le plus beau Ayant la saveur du laurier se désole

J'observe le repos du dimanche Et je loue la paresse Comment comment réduire L'infiniment petite science

Que m'imposent mes sens L'un est pareil aux montagnes au ciel Aux villes à mon amour Il ressemble aux saisons

Il vit décapité sa tête est le soleil Et la lune son cou tranché Je voudrais éprouver une ardeur infinie Monstre de mon ouïe tu rugis et tu pleures

Le tonnerre te sert de chevelure Et tes griffes répètent le chant des oiseaux Le toucher monstrueux m'a pénétré m'empoisonne Mes yeux nagent loin de moi

Et les astres intacts sont mes maîtres sans épreuve La bête des fumées a la tête fleurie Et le monstre le plus beau Ayant la saveur du laurier se désole

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