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1867

ΑΣΘΜΑ

Jean AICARD

Ne pourrai-je saisir un espoir qui m’apaise, Ni voir luire la foi dans la clarté du jour, Dis, ô joyeux soleil dont le rayon me baise ? Réponds, toi que je sens dans la lumière, — Amour ?

Je ne sais si je crois en Dieu ! L’azur me pèse. Je voudrais d’un élan crever ce plafond lourd ; Depuis longtemps je marche, et la route est mauvaise ; Ma fatigue en vain jette un appel au ciel sourd.

Pourtant je veux donner à quelqu’un ma prière !… Les ailes de mon cœur me soulèvent de terre, Sans trouver aucun but à leurs brûlants efforts ; Mais, aux vagues désirs quand mon être se livre,

Je ne puis m’affirmer qu’on puisse ne plus vivre, Et l’Aspiration m’emporte vers les morts !

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