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1867

SAMSON

Jean AICARD

Tu dors content, Voltaire, et de ton fin sourire L’ironique reflet parmi nous est resté ; Le siècle t’a compris ; la jeunesse t’admire : Toi, tu sommeilles, calme, et dans ta majesté.

L’édifice pesant que tu voulais détruire, Debout, menace encor l’aveugle Humanité, Et, radieux défi, l’éclair de ta satire De la nuit qui l’entoure est la seule clarté.

Nous t’aimons, ô vieillard : ta colère était sainte ! Nous, nous embrasserons dans une immense étreinte Les colonnes du temple où règnent les faux dieux… Les Philistins mourront sous les ruines sombres,

Mais Samson, cette fois, surgira des décombres, Avec la Liberté vivante dans ses yeux !

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