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1867

L’HISTORIEN

Jean AICARD

Parfois l’historien qui sonde Les grands règnes évanouis, Ou sur les horizons du monde Fixe ses regards éblouis,

Voyant dans quelle nuit profonde Les esprits dormaient enfouis ; Et quelle tempête féconde Les fit surgir épanouis,

Cet homme enthousiaste pleure ! Superbe, impatient de l’heure Où l’ignorance doit périr, Il crie en sa sainte colère :

« Ô Révolution, ma mère, Que vous étiez lente à venir ! »

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