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1867

IV

Jean AICARD

Dans les taillis vivants l’insecte se promène ; Oh ! la grande herbe verte et le grand bois profond ! Dieu travaille : oubliez ce que les hommes font. Les oiseaux tout joyeux jasent dans le vieux chêne ;

L’air est calme ; le ciel resplendit ; c’est le jour, C’est le soleil fécond, le sourire, l’amour. La terre ténébreuse est un funèbre abîme. De longs nuages noirs se déroulent là-bas ;

La foudre, sans éclairs, jette de sourds éclats. L’heure sombre est parfois la complice du crime ; C’est le ricanement, le deuil, l’horreur, la nuit !… Le jour est dans mon cœur, la nuit en mon esprit.

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